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"Horum omnium fortissimi sunt Belgae"
De tous les peuples de la Gaule, les Belges sont les plus braves

 
Blog d'Olivier Nolet de Brauwere,
Héraldiste et Généalogiste
(pas de profil sur les réseaux sociaux)
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NOLET DE BRAUWERE (Johannes, 1815-1888), BIOGRAPHIE


Armoiries Nolet de Brauwere
portées par cette famille depuis 1987
(issues des armoiries de Brauwere)
.

Poète de nationalité néerlandaise, produisit une œuvre épique et satirique, ainsi que des travaux de polémiste et de critique littéraire.
Johannes Nolet de Brauwere van Steeland
(Rotterdam, 23 février 1815 - Vilvoorde, 21 juin 1888),
poète de nationalité néerlandaise,
produisit une œuvre épique et satirique,
ainsi que des travaux de polémiste et de critique littéraire.



Biographie de Johannes Nolet de Brauwere van Steeland, membre associé de l'Académie Royale de Belgique, Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques [portrait gravé par Joseph Franck (Bruxelles, 1825 - Saint-Joost-ten-Node, 1883) d'après Louis-Benoît-Antoine Tuerlincks, artiste-peintre (Malines 1820 - Bruxelles 1894)], publiée en 1888 à Bruxelles par F. Hayez, imprimeur de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, rue de Louvain, 108 (Bruxelles). La famille Nolet est d'origine chrétienne et européenne depuis la nuit des temps.



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"Nolet, quoique établi en Belgique dès l'âge de 10 ans, n’a jamais renoncé à la nationalité néerlandaise. N'ayant rien à démêler avec les luttes politiques de son pays d'adoption, il s'en tenait à l'écart et ne prononça jamais une parole, ni n'écrivit un mot au profit de l'un ou de l'autre parti".


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« Nous nous sommes servi pour rédiger cette notice des renseignements réunis par M. Nolet lui-même et comnuniqués après son décès à l'honorable secrétaire perpétuel de l'Académie » (En 1969, le Secrétaire de l’Académie déclare que ces archives ont disparu, ou sont restées en possession de l'académicien belge Louis-Chrétien Roersch (Maestricht 1831 - Liège 1891) (ou ont été détruites durant la guerre de 1914-1918)
. Elles pourraient se trouver à Leiden.



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         Le grand poète Hendrik Tollens (Rotterdam 1780 - Rijswijk 1856) dédia en 1839, à son compatriote Nolet, une série de vers dont voici le début : « Batave et Belge par le sang et par le nom, si la discorde a séparé les deux peuples, ils se retrouvent unis en vous. Soyez l'honneur de tous les deux, et soutenez leur renommée. » 

Bataaf en Belg door maagschap en door naam,

Bleeft staatskrakeel en tweespalt hen gescheiden,

In U nogtans hereenen zij zich zaam ;

Wees beider eer en staaf den roem van beiden.


     Ces vers résument en quelque sorte la vie du littérateur que nous allons essayer de caractériser. Hollandais de naissance, Belge par l'éducation et la résidence, il empruntait dans ses ouvrages son style à la Hollande, à la Belgique la plupart de ses sujets, et ne perdait aucune occasion de renouer les liens fraternels qui avaient uni les deux nations. Il était ainsi, comme le dit Tollens, à la fois Belge et Batave et, réalisant les vœux du poète, il ajouta un nouveau fleuron à la couronne littéraire des deux pays.


     Voici comment s'exprima M. Nolet à ce sujet, en acceptant la présidence du congrès néerlandais de Bruxelles, en 1851:


« Ik acht het doelmatig een woord van verklaring te spreken nopens het tweezijdig standpunt mijner nalionalileit.


Immers van dit zoogenaamd standpunt uitgaande
en, vertrouw ik, in dien zin alléén, mag ik mij het
gezegde van den fabeldichter toeeigenen :


Je suis oiseau, voyez mes ailes !

Je suis souris, vivent les rats !

[Jean de La Fontaine, Fables (1668 à 1694), Livre deuxième, V, la Chauve-souris et les deux Belettes]


Trouwens, Noord-Nederlander van rechtswege,
krachtens mijne geboorte ; Zuid-Nederlander door
opvoeding, letterarbeid en meer dan 25 jaren verblijf
en verkeer in uw midden, is althans de eerste versregel
bewaarheid van het al Te vleijende, dat Neèrlands
geliefde volksdichter mij reeds in 1838 toezong :


Bataaf en Belg, door maagschap en door naam !


Beidedeelen nu van een, door taal, aard en zeden, door
kunsten, wetenschap in lettervruchten, onverbroken
geheel, draag ik, ongescheiden en met voorliefde in
mijn hart ; en moge dan het standpunt mijner
nationalileit tweezijdig heeten, nimmer doch zal het
den Noord-Nederlander dubbelzinnig zijn!...»



     Johannes Nolet de Brauwere van Steeland naquit à Rotterdam le 23 février 1815. Il y suivit les classes d'une bonne école primaire et apprit, dans le sein de la famille, les premiers éléments du français et du latin. A l'âge de dix ans, il parut assez formé pour commencer avec succès les études moyennes. Ses parents l'envoyèrent à cet effet, en 1825, dans la partie méridionale du royaume des Pays-Bas. Il fit ses humanités dans des établissements jouissant d'une grande réputation, d'abord à l'Athénée de Tournai (Athénée royal Jules Bara), puis à celui de Bruges. Le jeune Nolet étudiait encore dans cette dernière ville quand éclata la Révolution belge de 1830. Rappelé à Rotterdam au moment de la campagne des dix jours, il passa deux années dans la maison paternelle, au milieu d'un complet loisir. Mais il ne perdit pas son temps. Il consacra ses journées à l'étude des classiques latins et des chefs-d'œuvre des littératures modernes. Il se plaisait surtout à la lecture des principaux auteurs nationaux et cherchait à les imiter, en s'appropriant peu à peu les artifices de leur style et l'harmonie de leur langage.         

     Quand l'ordre parut rétabli en Belgique, notre, futur poète partit pour l'Université de Gand. Il voulait, selon le désir de ses parents, y conquérir le diplôme de docteur en droit. Le début de ses études fut heureux  en 1835, il gravit brillamment le premier échelon, en subissant avec distinction l'examen de candidat en Histoire et Lettres. Mais là se bornèrent ses succès universitaires. Le droit, avec ses règles positives et ses formules rigoureuses, répugnait au caractère indépendant, à l'esprit primesautier de Nolet, et il ne cessait de déposer les Institutes pour prendre en main ses poètes favoris. L'exemple d'ailleurs de son hôte, le Dr Frederik Antoon Spyers (Zevenaar 1805 - Gent 1845), aussi versé dans les classiques que redouté dans la polémique, n'était pas fait pour le détourner de ses lectures et de ses exercices.
     


     Dès 1834, nous trouvons des vers signés de son nom dans les Nederduitsche letteroefeningen et dans le Nederduitsch letterkundig jaarboekjepublié à Gand, annuaire poétique auquel il collabora, jusqu'à 1874. Il y débuta par une pièce légère, « de Godentwist » (rédigé en 1833, publié en 1835), écrite de ce ton badin et humoristique, dans lequel il excella plus tard ; mais dès l'année suivante il montra par une pièce d'un tout autre genre, De Star der Hoop (1835), qu'il saurait aussi égaler un jour la magnificence et l'élévation de nos meilleurs lyriques.
Peu après il quitta Gand pour Louvain, où il s'inscrivit en candidature Philosophie et lettres et où le professeur Jan-Baptist David (Lier 1801 -  Leuven 1866), grand admirateur du poète néerlandais Willem Bilderdijk (Amsterdam 1756 - Harlem 1831), communiquait à son entourage l’amour des Muses néerlandaises. 

"Jan-Baptist David, né le 25 janvier 1801 à Lierre et décédé le 24 mars 1866 à Lierre, était un chanoine, historien, philologue, homme de lettres, professeur à l'Université catholique de Louvain et chef de file du mouvement flamand" (Wikipédia).


Portrait du Chanoine David, professeur et ami de Johannes Nolet de Brauwere (1815-1888).
Jean Baptiste David
(°Lierre, 25.I.1801, +Lierre, 24.III.1866),
chanoine, historien, philologue,
homme de lettres, professeur à 
l'Université catholique de Louvain, 
et chef de file du mouvement flamand.



Il y dira à jamais adieu à Justinien et à son adjudant Titius et, sentant croître ses ailes de poète, il prit définitivement son vol vers le Parnasse. En 1840 et 1841, il publia successivement cinq chants d’Ambiorix (Brussel, 1841, in-8°,101 p.), un volume de caprices poétiques, Dichtluimen (Leuven, 1842, in-8°, 148 p.) et une légende, Het graf der twee gelieven (Leuven, 1842, in-8°, 21 p.). Le premier ouvrage développe en alexandrins d'une bonne facture la grâcieuse idylle du livre de Ruth, Ambiorix est un mélange d'histoire et de fiction : l'amour du héros éburon pour la prêtresse Brenda, des apparitions merveilleuses, les sacrifices et les oracles dans les bois sacrés, les chants des bardes y font diversion aux récits des faits transmis par les commentaires de César. L'intérêt du lecteur est constamment éveillé et soutenu par. La richesse des comparaisons et des descriptions, la vivacité des discours, l'expression des sentiments patriotiques et surtout par un style toujours noble et une versification harmonieuse.

     Voici le commencement et la fin de l'appréciation que fit de ce poème la revue hollandaise De Vaderlandsche letteroefeningen :


     « Onder al de dichtstukken welke Recensent uit
het gebied der Belgische poëzij aankondigde, was er
geen, waarin hij meer schoone plaatsen aantrof, dan in
het thans voor hem liggende. Hij bevindt zich hier in
eene schoone verzameling, waar het hem moeijelijk
vallen zal den lezer eenige stalen aan te bieden, ten
einde hem over den schat van dichterlijke beelden,
beschrijvingen en welluidende zangen, hier
voorkomende, slechs eenigermate te doen oordeelen...
De « Ambiorix » heeft alle aanspraak op
onderscheiding De dichter van Lucifer zweeft er ons bij
voor den geest, de zanger van Fingal, van Saffo en
Alceus staat, met zijne meesterlijke grepen, ons voor
de oogen : er zijn plaatsen in, een' Vondel en Bilderdijk
waardig... Wij wenschen anderen op te wekken, om ze
van naderbij te bezien, terwijl den heer Nolet de
Brauwere niet alleen eene eerste plaats in de rij der
Vlaamsche 
dichters toekomt, maar hij eene zeer hooge
in die der Hollandsche zou bekleeden.»


     Cinq ans après, l'Ambiorix fut édité de nouveau avec une traduction en vers français, par le Dr Pierre Lebrocquy (docteur en droit et professeur de linguistique, Gand 1797 - Nivelles 1864) (Bruxelles, in-8°, 117 p.). — Les Caprices poétiques sont une série de récits ou de réflexions spirituelles entremêlés de traits de satire sur les mœurs et des travers du temps. La plupart des pièces avaient déjà paru antérieurement dans des recueils divers. On lit avec plaisir les épîtres sur le lit, l'estaminet, le tabac à priser et la pipe, ainsi qu'une boutade sur les médecins et la description des vents, dont le cinquième, le plus redoutable et le plus constant chez nous, est désigné comme Fransche wind dans De vijf Winden. — "Le Tombeau des deux amants(1842) est une gracieuse légende empruntée à Grégoire de Tours (Clermont-Ferrand ca 539 - Tours 594) et exposée en stances dans le style des ballades.

     Ces écrits répandirent promptement le nom de l'auteur parmi ses compatriotes ; les sociétés littéraires flamandes de Gand, d'Anvers, de Louvain, de Bruxelles, de Bruges, l'admirent parmi leurs membres. Le même honneur lui fut décerné par la célèbre Société de littérature néerlandaise de Leyde, et l'Université de Louvain reconnut son mérite en 1843 en le proclamant docteur en lettres honoris causa, de la même manière que 
Jan-Frans Willems (Boechout 1793 - Gand 1846) (docteur honoris causa de l'Université de Louvain en 1830), le promoteur du mouvement flamand (Zijn episch-lyrisch gedicht Ambiorix (1842) bezorgde hem in 1843 de titel van doktor honoris causa van de Leuvense Alma Mater in 1843).
     Pendant les vacances de 1842, Nolet entreprit, avec son ami 
Jan-Baptist David, un voyage dans le Nord, en Danemark, en Norvège, en Suède et en Russie (Saint-Petersbourg). Les chemins de fer étaient encore inconnus dans ces parages ; le voyage se faisait par mer, par canal ou par diligence. L'exposé humoristique des petits accidents et des mésaventures inhérentes à ce genre de locomotion, forment la partie la plus amusante du récit qu'il publia de son expédition : Een reisje in het Noorden (Leuven, 1843. Réédité dans le premier volume de ses œuvres en prose en 1873, 203 pp. in-8°). Les détails sur les mœurs, les institutions, les monuments, les musées, le commerce et l'industrie ne manquent pas dans le volume, mais l'auteur n'y insiste guère ; il aime mieux raconter ce qu'il a vu et éprouvé personnellement, et s'arrêter avec complaisance sur les réceptions dont il a été l'objet dans les cours, chez les ambassadeurs et autres personnages de distinction. 




Le « Frederik den Sjette », peint par Jacob Petersen en 1845.
En 1842, le chanoine Jan-Baptist David et Johannes Nolet de Brauwere
prirent ce bateau à vapeur pour aller de Hambourg à Copenhague
mais, Johannes, en bon patriote, jugea le "Willem Ier" (Pays-Bas)
plus confortable et plus performant.

Le 18 juin 1844, Nolet épousa Mademoiselle Maria-Catharina Fuchs. Le mariage, béni à Rotterdam par le chanoine et professeur Jan-Baptist David, fut heureux sous tous les rapports. Après cette union, notre poète alla fixer sa demeure dans un des faubourgs de Bruxelles. Il s'y montra très actif comme membre de la Société de langue et littérature flamande, Taal en letterkundig genootschap. Il en faisait partie depuis 1842 ; dans une séance générale tenue le 23 Juin 1843, à l'hôtel de ville de Bruxelles, il avait, le premier depuis 1830, fait retentir les voûtes de l'antique monument des accents de la langue nationale, et développé devant un auditoire d'élite les effets du sentiment esthétique sur la langue et la littérature (Over den invloed van het gevoel voor het schoone, met toepassing op onze taal en letterkunde. (V. Proza, 2de deel, bl. 105). Plus d'une fois il reprit la parole dans les réunions de la Société, entre autres le 20 juin 1845, par un discours plein de bons conseils aux jeunes poètes et romanciers entrant souvent sans préparation suffisante dans la carrière des lettres. On peut lire ce spirituel discours, Wat zij waren, wat zij zijn, dans le second volume des œuvres en prose, p. 119.
     D'ailleurs dans toutes les manifestations de l'esprit flamand on rencontrait Nolet au premier rang. Lorsqu'en 1846 et 1847, les sociétés de chant flamand formèrent, avec les masses chorales allemandes un « Deutsch-Vlämischer Sängerbund » et firent entendre leurs voix réunies à Cologne et à Bruxelles, il prit part à ces festivités comme président des chanteurs belges, et reçut à cette occasion des diplômes de membre d'honneur du Männersangverein de Cologne et d'autres sociétés de chœur allemandes.

     Ces relations avec l'Allemagne inspirèrent à notre poète deux belles pièces lyriques, qui eurent au-delà du Rhin un certain retentissement. L'une, Aan de Germanen (...Ode, Brussel, Van Dale, 1847, in-8°, 12 bl.), avertissant contre les dangers de la liberté, parut traduite en plusieurs journaux et revues allemands, entre autres en vers, par Mareard, dans un supplément du Hallisches Volksblatt n° 63. L'autre Het groote Dietsche vaderland (... de met Duitsche vertaling door J. M. Dautzenberg, Brussel, 1857, in-8°), célèbre comme une seule et grande patrie tous les pays où l'on parle le néerlandais, le bas et le haut allemand, trois variétés d'une même langue. C'est l'éloge des vertus de ce pays qui forme le fond du poème. En voici un extrait :


Zijn zoeter talen meergeschikt

Om goede trouw in slaap te wiegen,
Door veinzerij gekneed, verwrikt :
Ons dietsch kan liegen noch bedriegen,

Ons galmt de spraak uit volle long 

God legde t’hart ons op de tong,

En wie den strot ten leugen wrong,

Wie ooit zijn eerwoord heeft verbroken,

Voorwaar, die heeft geen dietsch gesproken!

Rondborstige eenvoud is geen schand

In 't eerlijk dietsche Vaderland!


     Mais si Nolet chantait l'allemand comme sœur de notre idiome, il s'élevait contre toute tentative d'effacer à son profit les caractères distinctifs du néerlandais. Le Dr Johann Wilhelm Wolf (Koln 1817 - 
1855 Hofheim am Taunus), rédacteur de la revue Broederhand, voulait cimenter l'union des deux langues, en modifiant les particularités de notre orthographe. Notre douce sifflante, représentée par z, devrait s'écrire dorénavant par le signe s. Il s'attira une lettre parsemée de ce sel que Nolet savait répandre à pleines mains, et ayant essayé de répondre, il reçut une seconde épître encore plus piquante. (« Z of S. Twee brieven aan Dr J. W. Wolf. » Brussel, Delevigne en Callewaert, 1846, in-8°, 30 bl.).

     Plus grande encore fut l'activité de Nolet, quand il s'agissait de développer la culture des lettres flamandes dans notre pays, et d'unir dans des sentiments fraternels les écrivains néerlandais de la Belgique et de la Hollande.
     En 1848, on forma, entre les diverses sociétés flamandes, une confédération connue sous le nom de Taalverbond. Nolet en eut la présidence en 1848, 1851 et 1854. Cette fédération fut un prélude des congrès néerlandais, s'assemblant tour à tour dans une ville belge et dans une cité hollandaise. Il présida le congrès de Bruxelles en 1851, et fut vice-président des congrès d'Utrecht, de Rotterdam et de Maastricht, en 1854, 1865 et 1875. Plusieurs poésies durent le jour à ces réunions : nous citerons De Vrede (...Ode, Rotterdam, 1854, in-8°. Reproduite dans les actes du quatrième congrès), célébrant la paix qui répand ses bienfaits sur les deux royaumes, pendant que la guerre se déchaîne ailleurs ; et Congresbelijdenis, appliquant spirituellement aux membres et aux œuvres du congrès les trois vertus théologales : la Foi, l'Espérance et la Charité. La dernière pièce se termine comme il suit :

Geloof, Hoop, Liefde! — Ja die trits

Van sterren glimt aan onzen hemel,
En licht ons voor, met hel geflits,

Of lacht ons toe, met zacht gewemel.

Gij, luchters langs de letterbaan
Dien wij met frisschen moed begaan,
Blijft gij het drietal onzer keuze
En 't wachtwoord onzer beste trouw ;

En houde steeds 't Congres tot leuze :

«Geloof, Hoop, Liefde » .... en geen Berouw!


     Mais ce n'était pas seulement aux congrès annuels que Nolet tendait la main à ses compatriotes. Il intervenait chaque fois qu'il pouvait concourir à une fête littéraire ou nationale. Ainsi il assista à l'inauguration de la statue de Tollens, à Rotterdam. Au banquet, répondant au toast porté aux Flamands par M. Abraham Sieuwerts van Reesema (avocat, Leiden 1786 - Rotterdam 1848), il exprima avec une véritable éloquence les sentiments qui animaient tous les cœurs. Nous ne pouvons, résister au plaisir de reproduire une partie de son discours.


« Indien waar is, zooals men beweert, dat
dichtkunstgave gepaard gaat met degene van profecij,
dan beroep ik mij op de woorden van één onzer
hollandsche geleerden, wiens warme vaderlandsche
gevoelens wel niemand betwijfelen zal. Het was in
1839 (vast vroeg genoeg om als voorspelling door te
gaan), dat Dr Wap mij het volgende toezond, als blik in
de toekomst, thans zoo gelukkuig bewaarheid :

« Ga vluchtig blad, naar ‘t zuiden voort
En meld daar aan de broederschaar    
Die nog zich laaft aan 't vol akkoord

Der vaderlandsche snaar ; 
Dat schoon de staatkunst Zuid en Noord
Opofferde aan haar heilloos doel,

Toch de eigen zangdrift beiden spoort

I
n 't eigen zielsgevoel.


En dat nog eens de morgen gloort,

Die beiden weder, Noord en Zuid,

Waar veete en tweespalt zijn gesmoord,

In onverbreekbre liefdekoord

Voor altijd zamensluit? 
»

« Die morgen, MM. HH., is meer dan aangebroken
maar was zijne vroegschemering sinds lang ontneveld,
thans staat de zon van vrede en liefde hoog gerezen ;
en Zuid en Noord, Vlaamsch België en Nederland, de
harten doordrongen van wederkeerige achting en
vriendschap, slaan broederlijk de handen inéén, waar
beide door wetenschap en letteren, kunst en
nijverheid, in 't eigen zielsgevoel vereenigd zijn. »

1867: « Maatschappelijke Toekomstbeelden »

     Au banquet qui termina, en octobre 1867, les fêtes données à Amsterdam en l'honneur de Joost van den Vondel (Koln 1587 - Amsterdam 1679), il prit de nouveau la parole comme président du Comité belge pour le Brabant et le Limbourg. Il s'était acquitté de sa présidence avec le zèle le plus actif et le plus fructueux ; personne n'avait réuni autant de souscripteurs pour le monument élevé à la gloire du plus grand poète néerlandais.     C'est encore la même idée, le rapprochement du pays natal avec celui du séjour, qu'on trouve rendue dans De negentiende october 1861 (.... Ode, Brussel, 1862, in-8°) composé à propos de l'entrevue de Guillaume III des Pays-Bas avec notre souverain Léopold Ier dans la ville de Liège, et De Beide Nederlanden (... Dichtstuk. Brussel, 1869, in-8°), une des plus belles productions de l'auteur : les menaces de la révolution sociale, les bruits de guerre et de conquête agitent et inquiètent l'Europe, les deux Néerlandes restent calmes devant les approches de l'orage ; libres et heureuses sous leurs souverains, décidées à maintenir l'ordre et l'indépendance, elles puisent dans leur union un nouvel élément de sécurité.

     Mais si le poète cherchait à affermir l'amitié des deux pays, il était loin de vouloir briser les liens qui rattachaient les Belges flamands à leurs frères wallons. Il considérait les uns et les autres comme des enfants d'une même famille, et il ne manqua pas de le dire dans plus d'une occasion. En 1849, Charles Lavry lui avait dédié la fable Le rossignol et l'alouette (Renaissance illustrée, t. XI) (Charles-Adolphe-Joseph Lavry (1817-1850, homme de lettres, auteur dramatique). Nolet y répondit par l'apologue De tweelingspriet (Fable), la greffe jumelle. Un jardinier qui avait greffé sur une épine un pommier et un pêcher, eut la fantaisie de suspendre entre les deux rameaux une harpe éolienne. La musique ne cessait pas ; tantôt le souffle du nord, tantôt la brise du midi la mettait en mouvement, un jour cependant la discorde éclate entre les branches jumelles et elles se menacent réciproquement des fureurs des vents du sud et du nord
.

« Neen, neen gij zoudt elkander helpen
 
(Sprak nu de tuinheer, die van pas
Daar juist weer met zijn gieter was) :

Van waar 't gevaar u moog bestormen,

Van 't zengend Zuid of 't bijtend Noord,

Gij zult één broederband u vormen,

En zet daan vreêgezind uw beide zangen voort.

In lief en leed getrouwe deelgenoten,

Schoon uit verscheiden heup gesproten,

Gij zijt blijft toch broederloten,

Gegriffeld op denzelfden stam.
 »

Dans une spirituelle satire, Half en half (... Open brief aan Dr Snellaert(Brussel, J.-H. de Hou, 1851) [
Ferdinand Augustijn Snellaert (Kortrijk 1809 - Ghent 1872)]
, l'auteur passe en revue les monstruosités physiques et morales des êtres à moitié hommes, à moitié animaux, des personnes à deux faces. Il déteste le Half en half, à trois exceptions près :

Maar, zegt gij, is er dan geen half en half dat deugt,

Modern of oud ? Ja toch, en daar mij ‘t spreekwoord heugt :

Quod omne trinum sit perfectum, zal ‘k bepalen.

Vooreerst het goed akkoord van Vlamingen en Walen,

Een potje kokend : Half en half bewondrenswaard.
Ten tweede, Belg en Bat in taalcongres vergaard :

Thans zijn ze (was weleer hun vreèzon iets gezonken)

Twee halfjes, door den geest tot één geheel geklonken.

Dan is er eind’lijk nog een derde half en half,

Zeer smaaklijk in den mond, voor maag en buik een zalf ;

Gij kent het : ‘k moet u toch ons edel bier niet noemen.
Na deze drie valt op geen half en half te roemen.

     Nolet, quoique établi en Belgique dès l'âge de 10 ans, n’a jamais renoncé à la nationalité néerlandaise.N'ayant rien à démêler avec les luttes politiques de son pays d'adoption, il s'en tenait à l'écart et ne prononça jamais une parole, ni n'écrivit un mot au profit de l'un ou de l'autre parti. Le système parlementaire était d'ailleurs loin de lui sourire ; il admettait bien que, dans les circonstances actuelles, la Belgique ne pouvait avoir un meilleur régime. Mais son idéal était le gouvernement d'un bon souverain absolu. Nous avons déjà rencontré ces tendances dans le Un Voyage dans le Nord et dans L'Ode aux Germains. Elles se manifestent plus ouvertement dans un certain nombre de poésies où l'auteur attaque de front les idées modernes, s'élève avec véhémence contre l'abus des grands mots, ou jette le ridicule sur les défauts inhérents au nouveau régime. Parmi les meilleures pièces de ce genre, nous signalerons : Constitutiekeuken, « La Cuisine aux constitutions » et Vrijheid, gelijkheid, broederschap (eene trilogie). La liberté, selon Nolet, n'a été donnée que pour le mal, et encore chacun veut l'avoir pour soi seul; l'égalité et la fraternité sont de vains mots et n'existent nulle part. Voici le commencement des vers consacrés à l'Égalité :

Gelijkheid, als hel hoogste goed,

In kranten vaak geprezen,

‘K heb veel van u gelezen,

Maar heb u nooit of nooit ontmoet.

‘K zie u, hoe ‘k om mij henen kijk,

Alleen op drukpapier voorhanden ;

Slechts theoretisch woordenrijk,

En praktisch met een mond vol tanden.

'K zoek, oost en west, mij de oogen blind ;

Ik snuffel rond, doch speur u nergens :

Gelijkheid, zeg, waar huist gij ergens
 
Dat 'k hier op aarde uw' schuilhoek vind ?

Dans une autre pièce, Achteruit ! « En arrière », il prône le progrès pour la science, les lettres et l'industrie, mais veut retourner en arrière pour tout le reste. 


Voorwaarts! zij de stem der eeuw ;

Achterwaarts! zie daar de mijne.

Hoe door alledaagsch geschreew,

Logentaal de waarheid schijne,

Haar bedriegelijke leus

Leide nooit mij bij den neus.

Neen, zoo lang me een snaar zal resten,

Speel ik moedig op de luit :

« De oude liedjes zijn de besten :

Goede vrienden, achteruit! »


Le même esprit règne dans la satire lue par Nolet à la séance publique de la Classe des lettres de l'Académie, en 1858, et intitulée cette fois Vooruitgang, progrès.


Ook stel ik mij de vraag en wilde ‘t gaarne weten,

Of al dat voorwaarts spoên vooruitgang juist moet heeten,

En ‘t achterwaarts bij tijds precies geen voorwaarts is?


Les idées conservatrices de l'auteur jointes à ses sentiments religieux lui firent composer aussi, en 1860, une ode sur la papauté, Het Pausdom. Le non possumus y est développé avec les accents du vrai lyrisme. 

     Les événements de 1866 ouvrirent à Nolet une veine poétique nouvelle. Il vit dans l'annexion du Hanovre un attentat aux droits sacrés du souverain, dédia des vers touchants (Hannover, et Onno Klop) au roi aveugle chassé de son trône et à ses sujets restés fidèles, et poursuivit le conquérant de sa verve sarcastique. Hohenzollern legende et de Begenadigde « le Roi par la grâce » sont de sanglantes satires. La dernière, écrite dans un ton irrévérencieux, pour ne pas dire davantage, étonne de la part d'un homme comme Nolet et parait peu en harmonie avec ses opinions. On ne s'explique cette contradiction que par l'irritation du moment. La Prusse lui faisait horreur et la crainte de nouvelles annexions lui inspira, chose étrange, une poésie lyrique en l'honneur de Napoléon III, qu'il célèbre comme le protecteur des faibles et dont il invoque l'appui contre les projets de nos puissants voisins : « Napoleon III », 1870. Oubliant ses propres écrits sur la parenté des Flamands et des Allemands, il regarda comme une tentative d'absorption les applaudissements prodigués au-delà du Rhin à notre mouvement flamand, et crut bon d'en entretenir la Classe des lettres de l'Académie royale, dans une lecture française qu'il intitula le Pan-germanisme et la revue flamande "De Toekomst" (Bulletin, 1868, t. XXXV). La revue de Toekomst ayant critiqué cette lecture, Nolet y répondit vivement, avec son esprit habituel, et fit insérer ses deux articles dans la Revue générale.

     Les poésies dont nous avons esquissé les sujets furent pour la plupart publiées séparément et reproduites avec d’autres dans les recueils Ernst en Boert (Brussel, Van Dale, 1847, in-8°, 132 bl.), Zwart op wit, Dichtverscheidenheden (Amsterdam, 1853, in-8°, 122 bl.), et enfin dans les œuvres complètes de l'auteur comprenant : 1° Gedichten, 1839-1859. (Eerste deel. 
Ernst. Tweede deel. Luim. Amsterdam, Brussel, 1859) ; 2° Prosa. 1843-1873. (Twee deelen. Brussel, 1873) ; 3° Gedichten. 1860-1870 (Derde deel Ernst en Luim. Brussel, 1871). Les cinq volumes forment un ensemble de 1.276 pages, in-8°.
     Un coup d'œil jeté sur les trois volumes de poésies montre que l'auteur a cultivé tous les genres à l'exception du drame. Au genre épique appartiennent Ambiorix et des fragments d'un poème sur les œuvres d'un missionnaire espagnol du temps des premières conquêtes de l'Amérique (Het verhaal des Monniks, etc., t. III). On y trouve en outre des contes, des apologues, des idylles, des odes, des satires, des épîtres, des pièces légères et fugitives. Le poète s'est servi avec succès de tous les mètres, depuis les alexandrins et les rythmes si variés des odes, jusqu'aux hexamètres et pentamètres de l'antiquité classique, et la tersa rima italienne. Dans les pièces burlesques, on rencontre plus d'une fois les vers de l'auteur de la Jobsiade, connus sous le nom de Knittelverselein. On constate partout une profonde connaissance de toutes les richesses de la langue néerlandaise, de la simplicité jointe à une grande abondance d'images, et une heureuse facilité à donner toujours les termes les plus justes et les plus appropriés à l'effet qu'il s'agit de produire.

     Le mérite de l'auteur fut largement reconnu. Indépendamment des associations littéraires déjà citées, plusieurs autres sociétés du pays et de l'étranger l'admirent dans leur sein. 
Le 7 mai 1849, il fut nommé Associé de l'Académie royale de Belgique et, en 1856, il devint membre étranger de la Berlinische Gesellschaft für deutsche Sprache. 
     Plusieurs souverains lui donnèrent en outre des marques de distinction. Il fut créé chevalier des ordres du Lion Néerlandais, officier de l'ordre de la Couronne de Chêne, commandeur de l'ordre du Christ de Portugal et de l'ordre d'Ernest-Auguste de Hanovre, chevalier de l'ordre de Léopold de Belgique, de l'Étoile polaire de Dannebrog, de François Ier des Deux-Siciles, d'Adolphe de Nassau et de Henri-le-Lion.

     Aux cinq volumes de ses œuvres antérieures à 1873, Nolet en ajouta plus tard deux autres : 1°- Poëzij en Proza, 1874-1877 (Amsterdam, Hassels, 1877, 245 pp.)  — 2° Poëzij en letter-critiek, 1878-1884 (Rousselaere, De Seyn-Verhougstraete, 1884, 294 pp). La poésie n'occupe plus une grande place dans ces volumes ; l'auteur ne faisait plus résonner la lyre qu'à de rares occasions. Il avait cependant encore des moments d'inspiration, par exemple, lors de la consécration de son fils à la dignité sacerdotale. La pièce Ter Priesterwijding est à la hauteur de ses meilleurs écrits : le cœur du père s'y unit à l'esprit du poète.

     Le premier tome comprend diverses notices sur les « particularistes » de la Flandre occidentale. Quelques écrivains de cette contrée, hommes de talent d'ailleurs, prétendaient substituer dans leurs écrits, à la langue littéraire commune, un langage à part, ou le néerlandais parait fortement mélangé d'expressions et de tournures empruntées aux dialectes. Nolet fit à plusieurs reprises, à l'Académie, dans la revue De Toekomst et au congrès néerlandais de Maestricht, des observations très judicieuses sur cette malheureuse tendance. Mais il eut le tort d'attaquer à ce propos une œuvre scientifique de valeur, consacrée à l'étude des idiotismes de la Flandre occidentale (West-vlaamsch idioticon) par l'abbé Leonard Lodewijk De Bo (Beveren-Leie 1826 - Poperinge 1885). 
Nous nous associons pleinement aux remarques qui lui furent faites à ce sujet par le professeur Pierre-Gaspard-Hubert Willems [docteur en philosophie et lettres, professeur et secrétaire de l'Université catholique de Louvain, (Maestricht 1840 - Leuven 1898)] [(1) Notice sur le particularisme linguistique flamand (Bull. de l'Acad.), 1874. — Réponse aux quelques remarques de M. Willems concernant cette notice (ibid). — Pieswieswiesje. Etymologisch verhaal uit den Taalparticularistentijd. — Westvlaamschtaat-partcularismus, etc, t. I, pp. 51-162.]
     La plus grande partie cependant des deux volumes est occupée par des essais de critique littéraire, genre que Nolet cultiva de préférence dans les quinze dernières années de sa vie, et auquel l'appelaient ses vastes connaissances, son goût éclairé et sa longue expérience [(2) Déjà antérieurement M. Nolet avait prouvé son aptitude pour la critique. Voir son rapport sur les poèmes flamands reçus au concours de poésie, institué à l'occasion du XXVe anniversaire de l'inauguration des chemins de fer (Bull. de l’Acad.,1859, t. VII), et « Verslag over eene studie over de toepassing van de regelen der grieksche en latijnsche metriek op de nederlandsche poëzij » (ibid., 1885, 2e série, t. IX).
     Il distribue des éloges mérités aux romans d'Auguste Snieders (Bladel 1825 - Borgerhout 1904) [(3) A. Snieders, Klokketonen. Herinnering van vroegere dagen II, p.40.], aux poésies de Servatius Daems 
(Noordewijk 1838 - Tongerlo 1903) [(4) Servatius Daems , en diens letterkundige werken, t. Il, p. 77], et de Pol de Mont (Wambeek 1857 - Berlijn 1931) [(5) Pol de Mont : Gedichten, II. p. 186. Lentesotternijen, p. 209. Idyllen, p. 223], ainsi qu'à la traduction du Dante, par Joan Bohl (Zierikzee 1836 - Amsterdam 1908) et à ses Canzonen [(1) Les traducteurs de Dante Alighieri aux Pays-Bas (Bull. de l'Acad.,1879, t. XLVII) (Dante Alighieri, Florence 1265 - Ravenne 1321). — Une traduction de l'Enfer et du Purgatoire de Dante Alighieri (ibid., 1881, 3e série, t. I). — Note bibliographique sur le volume Canzonen de M. Joan Bohl (ibid., 1886, t. XI). — Eene Dante-Furie, t. I, p. 236]. Les traducteurs au contraire du roman historique anglais Aemilius, par Crake [(2) Oude martelaren op de Westvlaamsche pijnbank hermarteld, t. II, pp. 99], la poésie « De Nieuwe Adam en de Nieuwe Eva » de l'abbé Jacob Hendrik Lauwers (Turnhout 1828 - 1892, pastoor te Merksem, dichter) et enfin Het menschdom verlost, de Lodewijk de Koninck [(3) Een Zuid-Nederlandsch heldendicht, t. II, p. 112, et les trois articles suivants] furent l'objet de la verve acérée et mordante du piquant écrivain. Il ne les accable pas seulement sous les traits de son esprit naturel, mais appelle encore à son aide l'esprit des autres par des citations que lui suggèrent à chaque instant et toujours à propos, ses lectures étendues et son heureuse mémoire. Il faut avouer cependant que la condamnation presque absolue d'un ouvrage tel que Het menschdom verlost parait fondée trop exclusivement sur les défauts de ce livre, et que le critique n'a pas tenu un compte suffisant de ses bonnes qualités [(4) Het menschdom verlost, t. I, p. 163, et trois autres articles, pp. 189, 206, 213. — Ces critiques, insérées d'abord dans la revue De Toekomst, ne concernaient que les extraits publiés par Lodewijk de Koninck (Hoogstraten 1838 - Retie 1924), sous le titre de Tafereelen. Quand l'ouvrage complet eut paru en 1883, M. Nolet le soumit à un nouvel examen dans la Nederlandsche Dicht-en Kunsthalle et réunit ses articles dans deux brochures : 1° Het menschdom verlost, van L. De Koninck, kritisch aan- door- en omgehaald. Antwerpen, 1884, in-8°, 73 pp. — 2° Onderteekende vele tegenbemerkingen op naamlooze eenige bemerkingen over L. de Koninck's Pseudoepos, Rousselaere, 1886, in-8°, 68 pp]. Nous regrettons d'avoir à noter, pour être complet, que Nolet termine le second volume par une attaque aussi inattendue qu'imméritée contre un de ses confrères de l'Académie [(1) Dr Jacques-François-Jean Heremans (Anvers 1825 - Gand 1884) en diens scheppingen op taal- en letterkundig gebied, p. 210].
     Nommé, par arrêté royal du 8 juillet 1886, parmi les dix-huit premiers membres de l'Académie royale flamande pour l'étude de la langue et de la littérature néerlandaise, il prit, pour la dernière fois, la plume, afin de riposter par une vigoureuse réplique aux saillies de M. Jan Ten Brink (Appigendam 1834 - Leiden 1901) contre la nouvelle institution [(2) De Koninkijke Vlaamsche Academie voor taal- en letterkunde verkromd door prof. Dr Jan Ten Brink en anti-kritisch weer kaarsrecht hersteld. Gent, S. Leliaert en A. Siffer, 1887 in-8°, 33 bladz.].      
La santé de l'infatigable écrivain, jadis si florissante, commença à s'altérer vers 1877. Son médecin lui interdit le travail littéraire et lui conseilla de quitter la capitale pour un séjour plus tranquille à la campagne. Nolet fixa son domicile à Vilvorde, où, après une année de repos, il put reprendre peu à peu ses occupations favorites. Il y vécut heureux au milieu de sa nombreuse famille, jusqu'à ce que la maladie vint à bout de ses forces et l'emporta le 21 juin 1888, au grand regret de tous les amis des lettres néerlandaises.
     Fidèle aux intentions qu'il avait exprimées dès 1876, dans une de ses poésies (Stil heengaan), il avait voulu être enterré sans discours, ni honneurs militaires ou civils. Il fut accompagné à sa dernière demeure par les siens et un petit cercle de familiers, et suivi des prières de la religion qu'il avait constamment pratiquée.




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Dichtoefeningen van J.C.H. Nolet MDCCCXXXIII.
Ernstige stukken


- De Tijd (Rotterdam, 1833) (By U is duizend jaer één stond. P. Van Duyse, Vaderl. Poëzy).
- De Tempelridders (Naar Schiller), rédigé à Gent (Gazette van Gent 1833) (Friedrich von Schiller, Marbach 1759 - Weimar 1805).
- Op den achtsten geboortig mijner beminde zuster Carolina-M.-E.-M. De Brauwere (Carolina geboortedag) (
Lokeren, 1ste Juny 1833).
- Aen mijne beminde Moeder op haar Verjaardag (Lokeren, 30 July 1833).
- Hijmne I (Nederd. letteroef. eerst. jaarg. 1835).
- Beeld eens Wijsgeers.
 
- Hijmne II. 
- Het menschelijk Hart.
- Vergankelijkheid (Naar Gleim) (Johann Wilhelm Ludwig Gleim, Ermsleben (Ostharz) 1719 - Halberstadt 1803).
- Hijmne III:  Goos magt en Voorzienigheid (Naar Geleert).
- Vaderlandsch lied (Naar Moering).
De Ster der Hoop
 (Jaarboekje van 1836) (Weinig die op's levens baren, Met onafgetrokken oog Op de trouwe Noordstar staren ! Bilderdijk, Mengelpoezy, I).
- De grijsaard en de Jongeling.

Geduchten op Allerzielendag (In: Belgisch museum voor de Nederduitsche tael- en letterkunde en de geschiedenis des vaderlands. Deel 2 (1838).
- Hijmne VII: De vroome  sterveling (Naar Th. Lenz.). 
- Op den Verjaardag Van mijnen beminden Vader P. De Brauwere, gevierd binnen Rotterdam 18den January 1834.
- De Grijsaard (Hijmne IV).
- Aen mijn Pete Kindje Hector Spijers (Dr Frederik Antoon SpyersZevenaar 1805 - Gent 1845). 
- Aen mijnen vriend Chr Dumont (Gazette van Gent).
- Neros laatste oogenblikken.
- Zucht naar het Vaderland.
- Herman en Mathilda.
- Op het album van mijnen Neef C. Fuchs.
- Lofzang (Hijmne V).
- Aen mijne welbeminde Ouders (1835).
- Het Nachtgezang (Hijmne VI) (Bijdragen 2de jaargang) (Benedicte Domino omnia opera ejus, in omni loco dominationis ejus. Laudate Dominum de coelis ... Laudate Dominum de terra. Ps. CII. - Ps. CXLVIII).
- Allegorisch - Raadsel - Mejufrouw C***. C*** (Jaarboekje 1837).
- Godsdienst (Uit 't hoogduitsch).
De leeuw van Vlaenderen (1302) (Aen den Heer Hendrik Conscience) (Anvers 1803 - Ixelles 1883) (Rijs, dierenvorst, met de oogen mnaer het Zuiden, Dat gy verplette in d'onvergeetbren strijd. P. van Duyse, Vaderl. Poezy) [In: Belgisch museum voor de Nederduitsche tael- en letterkunde en de geschiedenis des vaderlands. Deel 3 (1839)].

- Liefdedroomen ? 
Op het album van Maria.
Op een groen beursje, my door eene lieve nicht geschonken (Sept. 1839).





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Luimige stukjes


De Goden twist
 (Gent, 1833 - letterkundig jaarboekje, 1835).
- Aen Clorinde (Als't voorgaande).
- Socrates gezegde.
- Esopus en de Wijsgeer.

- Onze Eeuw.
- Aen eenen leugenaar (Naar Gotthold Ephraim Lessing, Kamenz en Saxe 1729 - Braunschweig dans le Brunswick 1781) (Gazet van Gent, N° 2841, 24 Nov. 1833).
- Aen P ***.
- Het laastste Oordeel.
- Op Zeker iemand.
- Het Jaar achtien honderd vier en dertig (Gazette van Gent, N° 2857, 1 January 1834).
- Fragment eener preek.
- Aen mijnen Vriend M. (Jaarboekje van 1836).
- De nieuwe hoed.
- Esopus en de Wandelaar (Nicolay).
- Aen mijnen vriend.
- Pier l'Amour.
- Aen P***.
- Aen den zelfden (Es lebe Herr Scneller, der Medikus. C. A. Kortum, Die Jobsiade).
- Rotterdamsche Predikheeren (Jaarboekje 1837).
- Fabel.
- Sint Petrus (alias Sint Pieter) (Naer het Fransch) (Ein Eh'mann braucht nicht in der Hölle zu schmoren, ihn lässt man nicht warten vor Himmelsthoren. HHeine, Gedichte).
- Bij mijn vertrek uit Belgïe. 1835.
- De vijf zintuigen (Gazette van Gent, Juny 1836, en bijdragen voor letteren, kunsten en Wetenschappen).
- Wind. 
- Wensch.
- Graf bede voor 1835 (Gazette van Gent).
- Meisjes verdriet (signe pour la première fois  J.N.D.B.).
- Vriend M*** (Jaarboekje 1838).
- Advertentie (Naar Friedrich von Matthisson, Hohendodeleben, près de Magdebourg, 1761 - Wörlitz, près de Dessau-Roßlau, 1831).
- Odeur de Sainteté. 
- De Snuif (Aen mijnen vriend Ferdinand Augustijn Snellaert) (Kortrijk 1809 - Ghent 1872) (April 1837) (Quoi qu'en dise Aristote et sa docte cabale, le tabac est divin, il n'est rien qui l'égale. Corneille, Le festin de Pierre).
Aen Vriend Haan (1839). 
- De vijf winden (Aen den Kleine***) (De Kinkel grynst en houdt zyn oor en mondt wyt open. (...) Een mager lichaam, smal van leden, dor en schraal, Raakt in een ogenblik alleen door windt aan 't zwellen, En steekt dien windtbuik uit ver bove, zyn gezellen. L. Rotgans, Boerekermis).
- Houden buiten !
- Het glazen oog (1839).
- De sprekende ezel. 
- De Liliputters (Naer 't Hoogduitsch) (Gross seyn thu's nicht allein. Sprichwörter).
- Grijze Haren.
- De Pijp. (Aen mijnen vriend Dr Frederik Antoon Spyers) (Zevenaar 1805 - Gent 1845).  (Doux charme de ma solitude, Fumant pipe, ardent fourneau! Qui purge d'humeurs mon cerveau Et mon esprit d'inquiétude ... . Lombard) (entre 1833 et 1839).
- Oudenaerde (Het doet gendenken aan de stad  Wat Burgevaders ze eens bezat. J. v. Oosterwijk Bruijn, Luimige dichtstukjes).




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Non classés 

- Antwoord aan den schrijver der Grafbede (Gazette van Gent) (signé E. J. St ....).
- Aen mijn Vriend *** .
- De Koning der eere verschijnt !"
- Aen mijnen Vriend Karel Fuchs (bijdragen 2de jaargang).
- Op het Album van ***.
- Fragment van Allerzielendag.
- Portret.
- Voorzang en slot van Allerzielendag (Belgisch Museum. 1838. N° 2).
- Het Veen bij zout-leeuw (Legende) (volkssage) (En dede die adren saen onsluten Van der erden, en twater uut comen, Dat menighen tlijf heeft ghenomen. (...) Dus verdrone alle levende dine. J. Van Maerlant, Rijmbijbel).
- Het Bed (Aen mijnen vriend Dr Lodewijk Hendrik Delgeur, Rotterdam - 1819 - Deurne 1888) (Vanum est vobis ante lucem surgere. Psalm  CXXVI) (Dec. 1839).
- Aardrij Bekunde (?). 
- Aen de Kleine ***.
- Aen mijnen vriend Dr. L. Delgeur.

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Ambiorix, (Brussel, 1841, in-8°,101 p.). 
'Dichtluimen(Leuven, 1842, in-8°, 148 p.).
Het graf der twee gelieven (Eene Legende) (God is liefde ! Die in de liefde blijft, Die is in God, en God in hem. 1 Jon, IV: 16) (Leuven, 1842, in-8°, 21 p.).
Een reisje in het Noorden(Leuven, 1843. Réédité dans le premier volume de ses œuvres en prose en 1873, 203 pp. in-8°).
- Godsdienstige oefeningen, aan de beste nederduitsche schrijvers ont. leend. Antwerpen, 1846. 12°.
- Aan de Germanen, in 1847. Ode. Brussel, 1847, 8o (Hodiè si voem Ejus audieritis, nolite obdurare corda vestra, sient in exacerbatione secundum diem tentationis ... Psalm XCIV).
- Zwart op Wit. Dichtverscheidenheden. Amsterdam, 1853, 1 dl. 8o.
- Vrede. Ode. Rotterdam, 1854, 8o (Vreè, volksroem, welvaart, overloed! A. Bogaers, Lierzang).
- Het groote dietsche Vaderland. (Ode, Brussel, 1857) (Bezingt den boom in 't lentelied, Uw stamboom is 't, gelyk ge 't riedt, Geplant in 't vrye spraekgebied; Dankt God, die u hem gaf. J. M. Dautzenberg, Gedichten).
- Vooruitgang. Hekeldicht (1858).
- Gedichten. 1839-1859 (Dl. I en II der Volledige werken.). Amsterdam, 1859.
- Het Pausdom. Ode. Brussel, 1860, 12o.
- De 19 October 1861. Ode. Brussel, 1862, 8o.
- De begenadigde, hekeldicht. Brussel, 1866.
- Het standbeeld van Ambiorix. Ode. Brussel, 1866, 8o.
- Le pangermanisme et la Revue flamande De Toekomst. Bruxelles. 1868.
- Du pangermanisme et de ses influences sur la littérature flamande. Brussel, 1868.
- De beide Nederlanden. Gedicht. Brussel, 1869, 8o.
- Gedichten 1860-1870. (Volledige werken, dl. III.) Amsterdam, 1871, 8o.
- Het communismus in zijn vroegere en latere vormen. 's Gravenhage, 1871, in 12o.
- 1832-1871, Dichtstuk. Amsterdam, 1871, 8o.
- Ter priesterwijding. Gedicht in nederl. alexandrijnen. Brussel, 1873, 8o.
- Proza, 1843-1873 (Dl. IV en V der Volledige werken). Amsterdam, 1873, 2 dl. 8o.
- Notice sur le particularisme linguistique flamand de la Flandre occidentale. Bruxelles, 1874.
- Réponse aux quelques remarques de M. Willems concernant ma Notice etc. ibid.
- Poëzij en Proza, 1874-1877 (Dl. VI. der Volledige werken. Amsterdam, 1877, 8o.
- Les traducteurs de Dante Alighieri aux Pays-Bas (Bruxelles, 1879).
- Dichterreputatie (Apprenez, leur dit-il, comme on fait son chemin ! Florian, Fables. - Non datur ad Musas currere lata via. Propertius. - Bedenkt dit, dit u-zelven vleit Met droomen van onsterflijkheid En eeuwigdurend glorie brommen ! Bilderdijk, Nazeling, II).
- Beatrijs (eene Legende), 1850 (Hâtons-nous d'écouter les déclicieuses histoires du peuple, avant qu'il les ait oubliées, avant qu'il en ait rougi, et que sa chaste poésie, honteuse d'être nue, se soit couverte d'un voile comme Eve exilée du paradis. Ch. Nodier, Contes de la Veillée).
- De Koningin der Belgen ("Kom, reine, wie Gods vreugd verbeidt !" De kroon verdween, die hier ze    sierde, En om haar engleslapen zwierde De stralenkrans der zaligheid. A. Bogaers, Lierzang).
- Aen eene Doof-stomme, blind geboren (Hy-zelv, aan wien natuur't verkwiklijk licht onthield Waarmee de hemeltoorts, wat leven heeft, bezielt; Hy - ja, beklaagbrer nog; wien meer dan't licht der oogen, Wien heel zijn menschheid-zelve in't zintuig werd onttogen, Hy klaagt niet; neen, hy dankt, hy zegent zijn bestaan, Gedwee, gelaten, en van 't lotbeschik voldaan. Bilderdijk, Wit en Rood, I.). 
- Nero's zelfmoord (Mais j'espère qu'enfin le ciel, las de tes crimes, Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes; Qu'après t'être couvert de leur sang et du mien, Tu te verras forcé de répandre le tien. J. Racine, Britannicus).
- Het Kleine meisje met de zwavelhoutjes (Andersen vrij gevolgd)  (En ze sloeg heure oogen open, Nooit zoo zalig als dit uur. Hofdijk, Balladen) (En toen de bleeke morgenstraal Den sombren terp bescheen - Toen sliep zy in de koude sneeuw: Een beeld van marmersteen. Hofdijk, Balladen).
- De Poezij der Kunst (Aen den beroemden beeldhouwkunstenaer Karel Geerts) (De dienst der schoonheid is de dienst der waarheid, En Godsdienst is heur harte. Daarom is De kunst een reine, een goddelijke geest, Die op heur blanke vleugelen de ziel Tot God moet voeren ... . Hofdijk, Kunstenaars-Idylle).
- Den Hoog-welgeboren Heere, Grave E. T'Serclaes van Wommersom (1856) ("Peu d'hommes ont votre mémoire". E. T'S.) (Quand mes propres amis devenaient ministres, j'allais les revoir ... . Mon presque ami le ministre me faisait comprendre que je l'ennuyais. Je m'en allais et je ne revoyais plus mon presque ami, le laissant au seul soin et au seul devoir qu'aient les ministres: - empêcher les autres de le devenir. A. Karr, une poignée de vérités) (En Wien de schoen past, trekk'hem aan. Tollens, Nalezing).
- Aen een kindje (Wat al vrede, wat al vreugd, Blozen uit de frissche jeugd Van uw lachend aangezichten! J. J. L. Ten Kate, Leg. en Mengelp).
De tweelingspriet (p. 207) (Fabel) (Den Heere Ch. Lavry) (Flamands, wallons, plus de rancune; Alternons nos joyeux concerts, Et si nous manions deux langues au lieu d'une, Deux échos, au lieu d'un, répéteront nos vers. Ch. Lavry, Oeuvres posthumes).
Half en half (... Open brief aan Dr Snellaert) (p. 218) (Brussel, J.-H. de Hou, 1851). [Ferdinand Augustijn Snellaert (Kortrijk 1809 - Ghent 1872)].
Aen twee verbolgen collega's
 (Tantaene animis coelestibus irae ! Virgile).
- Huwlijksraed (Aen eenen zoekrenden vriend) (Quand on est bien épris, on fait bien des bêtises: Et les plus beaux-esprits font le plus de sottises. Armand Gouffé).
- Aen Eenen tandmeester.
- Ja of neen (Variant sententiae).
- Huwlijkszang (Daar voelt hij plotseling, door 't voorbeeld aangestoken, Een heilige aandrift naar het huwelijksgareel. P. Helvetius Van Den Bergh, De Goede Vader) (1843).
- Op de beeldtenis mijner gade (Geteekend bij mijne afwezigheid).
- Op een tweetal ('t Praatje van ons dier gezin, Mijn geliefdst vermaak. Tollens, gedichten) (1846).
Op een portret (door Tuerlinckx geteekend).
- Vaderles (Aen eenen) (Ter hoogeschool trekkenden zoon) (Fahre wohl auf allen deinen Wegen Und studire fleissig, mein Sohn, Damit wir haben Freude davon ! C. A. Kortum, Die Jobsiade).
- Drie Gestarnten (Aen den vrouwenhemel) (Een trilogie) (... Ik zeg nooit kwaad van vrouwen, En die het doet, doet kwalijk. Op mijn woord ! Bilderdijk, N. Uitspruitsels).
- De Estaminet (Aen den dichter F. Rens) (Elk nieuwtje van den dag, door ieder zoo begeerd, Werd daar beproefd, getoest, gekookt, gedistilleerd, Met hartelijke drift bedronken, uitgekreten, Gelasterd of geloofd, en - spedig weer vergeten. L. Van Den Broek, Gedichten).
- Aen Doctor ... dendien (Erhatte, wie gesagt, viel und grosse Verdienste, War erfahren und kannte alle Heilkünste, Uebte sie immer gar fleissig, und Machte Gesunde krank und Kranke gesund. C. A. Kortum, Die Jobsiade).
- Brief (Aen Th. Van Ryswyck) (Zoo, vriend, voor dat ik sluiten ga, Vereer on Album met een dicht. (...) Mijne achting blyft u steeds bewaerd Wees daer altoos verzekerd van. Dat schryf ik niet aen alleman ! T. Van Ryswyck, Volledige werken).
- Opschrift (voor de rotterdamsche domkerk) (Aen den steiger).
- Overlijdensberigt.
- Blind en dwaes (Wir machten ihr Bückling und Kinxe Und Complimente genug. H Heine, Kinderspiele).
- Mieke en Wantje (Het pad der zonde is 't pad der smart. J. J. L. Ten Kate, N. Dichtbloemen).
- 'T is van Belang ! (Andersen vrij gevolgd) (L'autre grille déjà de conter la nouvelle: Elle va la répandre en plus de dix endroits: Au lieu d'un oeuf, elle ne dit trois. Jean de la Fontaine, Fables) (Und liegt auch das Zünglein in peinlicher Hut, Verplaudern ist schädlich, verschweigen ist gut. Ehrhardt). 
- Het gloria des duivels (Eene legende) (Het is bekend, sinds overoude dagen, En de ondervinding staaft het nog, Dat snedigheid en fijn bedrog, Somtijds den duivel fopt, in spijt van al zijn lagen. Tollens, Rom. Ball en legenden) (De droes is niet zoo zwart als hy geschilders wordt. Bilderdijk, Krekelzangen, III).
- Het Koninklijk Nederlandsch Instituet (R.I.P.) (Militia Misisti mihi sex, bis sena petenti. Martialis) (Wie zijt ge, die, omgord met sterfelijke krachten, Zijn pijlers aangrijpt en als dunne ricthalm-schachten Wilt schudden, tot ze aan 't wagglen slaan ? Om van het brokkend puin eene eerzuil u te bouwen, Van waar gij lagchend neer kunt schouwen En zeggen: "Dat heb ik gedaan!" B. Ter Haar, Gedichten) (Allerzielendag, 1851).
- Welkomstgroet (Toegesproken ter opening van het vijfde Nederlansche taelcongres) ('T Welkom ruisch dan langs de wanden! Harten, handen, Vlechten hier op niew zich zaam In den Nederduitzschen naam. Dr J. P. Heije) (1856).
- Philanthropie (Wat pronkt ge, zwarte raaf, met valsche paauwenveeren ? Wat denkt gy aan verdienste ? ... Bilderdijk, De voet in 't Graf) (Tree binnen, en kom nu, na sloven en zwerven, De rust en de vreugde des hemels beerven. Tollens, Nazeling) (personnages: Petrus, de zuster, de philanthroop).
- Constitutiekeuken (Si la liberté est ancienne, le pouvoir absolu est éternel: toute nation saine d'esprit y reviendra sous une forme ou sous une autre. Honoré de Balzac, la Maison Nucingen) (O voi ch'avete gl'intelletti sani, Mirate la dottrina. Dante).
- Sir John (Och arme Gentelmans, beschreit uw oude sonden: Nu wort u de staert eerst te deegh opgebonden. Vondel, Hekeldichten).
- Luiwammes (Vix venit ad partes, vix sumtae Musa tabellae Imponit pigras poene coacta manus. Parvaque, ne dicam scribendi nulla voluptas Est mihi; nec numeris nectere verba juvat. Ovidius) ( Quid mihi desidiae non cessas fingere crimen. Propertius) (1859).
Vooruitgang (Le progrès vous a dit: Je marche, et le monstre marche en effet. Ch. Nodier, Contes de la veillée) (Met de eeuw vooruitgaan, ja! dat is 't gedurig schreeuwen, Als of zy wijzer waar' dan al de vorige eeuwen, Bilderdijk, Rotsgalmen) [Zijn we ook vooruitgegaan (het dient wel eens gevraagdIn braafheid, eerlijkheid, in deugd en goede zeden ? Spadaw, Nieuwe en verspreide poëzij].
Achteruit ! (1852).


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Articles

- Nederduitsche Letteroefeningen. Gent, 1834.
- Nederduitsch letterkundig Jaarboekje. Gent, 1835-1874.
- Bijdragen der Gazette van Gent, 1836-1839.
- Belgisch Museum, 2e, 3e, 6e, dl. Kunst- en Letterblad. Gent, 1840-1843.
- De Middelaer. Leuven. 1840-1843.
- De Schoolen Letterbode. 2e en 3e dl.
- Het Vaderland en de Vlaamsche Letterbode, 1844-1845.
- Lettervruchten van het genootschap Met Tijd en Vlijt te Leuven. 1845.
- De vlaamsche stem. Brussel, 1846-1848.
- De moedertaal. 1849.
- Het Taalverbond. 1852.
- Handelingen van de Maatschappij der Nederl. letterkunde te Leiden. 1853.
- Handelingen van het 1e, 3e, 4e, 5e, 7e, 8e en 9e. Nederl. letterkundig congres. Album der schoone kunsten. Haarlem, 1850-1853.
- Volks-Almanak voor Nederl. katholieken. Amsterdam, 1853-1855.
- Jaarboekje voor Rederijkers. Amsterdam, 1859-1874.
- Nederlandsch Tijdschrift. Dendermonde, 1867.
- De Toekomst. Brussel, 1867-1886.
- Dagblad van Zuid-Holland en 'sGravenhage. 1871.
- De Wachter, Nederlandsch Danteorgaan. Amsterdam, 1877-1882.
- De vlaamsche school. Antwerpen, 1884.
- De Leeswijzer, Haarlem, 1885.
- Nederlandsche Dicht- en kunsthalle, Antwerpen, 1883-1886.
- Handelingen der koninklijke vlaamsche academie. Gent, 1887, 8o.


... En construction ...


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